mar/100
Un pronostic…. un…
Je suis assez peu doué dans les prévissions des scores aux élections mais j'aime tenter d'en faire.
Plusieurs constats sont à réaliser:
-
les habitants n'ont aucun intéret pour cette campagne. Il n'y a aucune agressivité quand vous faites du porte à porte, ni aucun axe partisan.
-
Le débat est nul ou inexistant dans la presse et il se passe par personnalités nationales interposées.
-
Laurent HENART a fait un énorme travail de terrain en particulier sur les départements hors Meurthe et Moselle ce qu'il rattrape cette semaine. Sa notoriété bien basse dans le sondage (calculée fin février), je pense s'est bien affirmée.
-
Le MODEM paye encore la problématique BAYROU, comme l'UMP risque de payer la problématique SARKOZY (la dernière fois ou Raffarin a dit qu'il ne changerait pas de politique entre les deux tours, c'était en 2004, et on a vu le résultat).
-
Les Ecologistes n'ont pas réussi à percer mais reste sur une dynamique européenne. Maintenant la tête de liste reste effacée sans aucune conviction.
-
Les coups bas commencent à pleuvoir ce qui ne renforce pas l'intérêt de cette campagne.
En gros, cette campagne n'est pas à garder dans les mémoires et cela risque d'être encore plus catastrophique l'année prochaine (réforme des collectivités, aucun enjeux...).
Mon pronostic, à vérifier dimanche soir est donc pour le premier tour:
-
HENART (UMP): 27-30
-
MASSERET (PS): 28-30
-
BEGUIN (Verts): 12-14
-
BROUET (NPA): - de 2
-
RINALDI (L.O): 5-6
-
KAAS (Alliance Ecologie): - de 2
-
BELLEI (MODEM): 5-7
-
ANDRE (Debout la république): - de 2
-
GOURLOT (FN): 10-13
-
MARTIN (MNR): - de 2
-
VILLA (Voix Lorraine): - de 0,5
-
LEFEUVRE (générations solidaires): - de 1
-
LECLERC (Front de Gauche): 2
A mon humble avis par rapport au sondage, je pense que laurent HENART fera un meilleur score, je pense même qu'il peut dépasser les 30% au premier tour, que Jean Pierre MASSERET fera un moins bon score par rapport aux listes de gauche et d'extrême gauche et que le Front National et le MODEM sont sous-évalués.
Je souhaite à tous les candidats une dernière ligne droite humble et mettant en avant les projets. Pour ma part je voterai pour un homme et non pour un partis : Laurent HENART.
fév/101
SI et si et si rien n’était joué….


Tout le monde connait mon attachement à Laurent HENART car je pense qu'il a une envergure régionale voire nationale (au delà du partis politique).
Il faut avouer qu'il part à 9 contre 1 vu les sondages nationaux et les analyses locales sur la situation politique de la lorraine.
Pourquoi cela va être dur:
* La Moselle est traditionnellement une réserve de voix de droite mais la donne a changé tant au niveau local (perte de nombreuses grosse villes comme Thionville et Metz et de cantons même si la la droite est encore largement majoritaire au sein du conseil général de Moselle). De plus un candidat Meurthe et Mosellan n'est pas forcément bien vu.
* La Meurthe et Moselle reste encrée à gauche et très fortement avec la perte de la deuxième ville du département (Vandoeuvre) mais aussi avec un conseil général avec une majorité large à gauche. Il faut relativiser bien sur cela car Longwy et Lunéville ont basculé à droite
* La Meuse et les Vosges ne sont pas en reste avec des résultats mitigés électoralement pour la droite (Bar le Duc par ex).
Sans compter qu'une analyse plus fine des Européennes montre que même si la droite est majoritaire, il y a peu de réserves de voix dans le cadre d'un scrutin à 2 tours.
Pourtant, je suis beaucoup plus optimiste pour Laurent HENART qu'il y a 6 mois, non pas par la composition de la liste qui me semble annexe par rapport à la tète de liste (quoiqu'il faut remercier Mr GAILLARD (une fois n'est pas coutume, je lui fais un compliment) d'avoir laisser une place éligible) mais parce qu'avec des si tout est possible ... et en particulier:
- si l'extrême droite s'effondre ou se divise.
- si le Modem n'arrive pas à se ressaisir dans les prochaines semaines au niveau national.
- si l'alliance des écologistes fait un très bon score ce qui rendrait difficile une recomposition des listes.
- si L'UMP se met en retrait de cette campagne qui doit rester locale et sur projet.
- si le PS continue ses bourdes et sa division.
- si Laurent HENART arrive à imposer une image positive qu'il a déjà dans sa circonscription.
Une élection n'est jamais perdue ou gagnée d'avance, les français aiment prendre les sondages à revers, pour toutes ces raisons et avec des si.... Faites vos jeux... ils seront faits en Mars....
déc/090
Une élection régionale qui ne doit pas devenir un débat national…
Je me suis rendu à l’invitation publique de Nicole CREUSOT à une réunion de voisin concernant les habitants du canton Nancy sud (qui ne correspond pas au territoire Nancy sud qui couvre lui, une rue du canton Nancy Ouest, la totalité du canton Nancy Sud et une partie du canton Nancy Est).
Une vingtaine de « voisins » se sont déplacés en tout : quelques sympathisants PS, quelques membres de l’Atelier de Vie de Quartier, des représentants associatifs et quelques habitants du secteur.
L’accueil était chaleureux et honnêtement cette initiative était fort sympathique (je dois remercier Nicole CREUSOT pour mon intégration dans le groupe). Nous avons visité le conseil général, on nous a présenté les implications du Conseil Général sur le canton par le biais d’ARTEM (financement), des collèges (Armand et Chopin), de financements diverses et variés (Jules Dorget et crèches associatives). Le verre de l’amitié nous a été servi à la fin.
Le Président du Conseil Général, Michel DINET est passé nous saluer et son discours s’est bien sur politisé mais toujours avec la clarté qui le caractérise.
Les deux thèmes abordés subtilement étaient :
La réforme des territoires pour laquelle il est prêt à discuter ce qui me semble logique puisque l’annonce de sa candidature sur la liste PS des régionales en Meurthe et Moselle montre que son destin se trouve peut être au niveau régional en 2014. Il ne s’est pas étendu sur les modalités de discussion…
La préparation (mais c’est mon analyse) des futures campagnes sur le thème : on nous a refilé le bébé avec ses habits mais pas les habits prochains. Il a bien sur parlé des lois de transfert de compétence sur les routes, sur les aides aux personnes en difficultés, le RSA… et en gros son discours était de dire : si on ne peut plus subventionner les compétences facultatives (crèches, sports…) ce n’est pas de notre faute c’est à cause des transferts de l’état (ce qui est somme toute compliqué à expliquer en quelques mots).
Je ne suis pas intervenu dans le débat mais pour ma part je pense que la réforme des territoires est une bonne chose qui permettra surement de faire des économies d’échelle. J’espère juste que la majorité nationale ne fera pas un passage en force et qu’elle écoutera toutes les peurs, les sensibilités…
Le point principal, ce sont les compétences à redéfinir et à respecter. Un seul exemple, est il normal qu’il y ait un service sport au niveau ville de Nancy, Grand Nancy, Conseil Général… ?
Pour ma part je ne le pense pas, c’est une action d’une ville ou d’une communauté urbaine, l’action sociale doit rester par exemple une compétence du conseil Général ….
L’important est de savoir dans la décentralisation QUI FAIT QUOI… et c’est là le vrai débat.
déc/090
A l’heure des élections régionales, voici une contribution politique à lire:
Voici une contribution politique de Hervé LIST sur le débat de la réforme des collectivités Locales. Je ne suis pas d'accord avec tout ce qui est dit puisque je considère qu'au delà du scrutin, ce sont les compétences qui sont à répartir et à redéfinir précisément. Son article est intéressant, c'est pour cela qu'à sa demande, je le mets sur ce Blog Politique:
"La Réforme des collectivités locales : un rendez-vous historique
Le Gouvernement nous présente une réforme attendue par les Français, qui vise à simplifier un paysage administratif unique en Europe par sa complexité et l’enchevêtrement des compétences dévolues à chaque niveau.
Pour ce faire, le projet vise à fusionner les départements et les régions, en substituant 6000 conseillers régionaux et généraux par 3000 conseillers territoriaux, à ouvrir la possibilité pour les villes de créer des métropoles et à conforter l’intercommunalité par l’élection des conseillers communautaires au suffrage universel direct.
Ces évolutions sont nécessaires. Pour autant, les modalités annoncées posent questions, notamment sur deux sujets :
- l’autonomie des collectivités locales,
- la démocratie locale.
On peut en effet s’interroger sur la logique qui consiste à vouloir réformer la taxe professionnelle, ressource significative des collectivités locales, avant de déterminer les compétences et les charges de chaque niveau nouvellement créé : région-département d’un côté et commune-intercommunalité de l’autre.
Oui, la taxe professionnelle est un impôt contre productif qui pénalise les investissements. Cet impôt existe depuis 1975. Y avait-il urgence à le réformer alors qu’il représente près de la moitié des ressources des collectivités territoriales ?
Certes, le Gouvernement s’est engagé à le « compenser ». Faut-il s’en réjouir, alors qu’une nouvelle compensation confirmerait le recul de l’autonomie des collectivités locales ? Ce recul, c’est le recul de la décentralisation.
La responsabilité, c’est celle qui consiste pour une assemblée locale à assumer ses choix politiques par la levée de l’impôt. La compensation – où l’absence de compensation intégrale des compétences transférées - c’est le prétexte à justifier des augmentations d’impôts qui couvrent, au mieux, des dépenses de fonctionnement injustifiées, au pire, des dépenses liées au saupoudrage et au clientélisme politique. Est-ce à l’Etat de les assumer ?
Alors oui, adoptons d’abord la réforme, clarifions les compétences pour plus d’efficacité en limitant les financements croisés, puis donnons aux collectivités locales les moyens de se financer par la fiscalité directe pour l’essentiel de leurs charges, l’Etat intervenant pour partie afin d’assurer la solidarité entre les territoires.
Et pour plus de transparence, pourquoi ne pas imaginer que chaque collectivité puisse éditer sa propre feuille d’impôt ? Beaucoup de contribuables examinent l’augmentation globale de leurs impôts locaux, sans distinguer entre les prélèvements effectués par la commune, l’intercommunalité, le département et la région, au point d’aboutir à l’aberration qui consiste, pour une collectivité vertueuse qui baisse ses impôts, à mieux faire accepter l’augmentation fiscale de celles qui dérapent.
Un second sujet de préoccupation doit nous animer, au regard du mode de scrutin annoncé : c’est la préservation de la démocratie locale.
Le scrutin majoritaire est simple et efficace : le candidat ou la liste arrivée en tête a gagné. Mais si le bipolarisme est inhérent à la Vème République, le bipartisme l’est beaucoup moins. La représentation des « petits partis » s’en trouverait balayée et le risque serait de voir leur expression se formaliser en dehors de la sphère institutionnelle. A noter par ailleurs que si le caractère amplificateur de ce mode de scrutin peut conforter le camp au pouvoir, il peut donner un résultat tout autre par « vent contraire »…
Autre inconvénient : le scrutin majoritaire intégral condamnerait l’échelon régional à être une assemblée de conseillers territoriaux soucieux – et c’est bien légitime – de satisfaire les préoccupations de leurs électeurs. Un tel positionnement des élus serait incompatible avec les compétences qui sont dévolues aux régions. Les décisions en matière de formation professionnelle, de développement économique, d’aménagement du territoire et tout le débat autour des infrastructures se trouveraient altérés par trop de subjectivité. Or il est essentiel que l’échelon régional demeure celui de la vision globale et des grands équilibres.
Afin d’éviter ces écueils, il conviendrait d’une part de maintenir une dose de proportionnelle à hauteur de 50 % des sièges à pourvoir, et dans les circonscriptions territoriales, de maintenir un scrutin majoritaire à deux tours permettant une large expression démocratique au premier tour. Ainsi seraient conciliées démocratie et efficacité.
La décentralisation, ce n’est pas le « grand soir fiscal », mais l’assurance que l’argent est utilisé au plus près des besoins des citoyens.
La réforme des collectivités locales est une chance à saisir, à condition de se traduire par une vraie lisibilité des compétences, une responsabilité accrue des élus locaux et une démocratie locale ravivée. Il appartient à chacun d’entre nous d’exercer sa vigilance afin de ne pas manquer ce rendez-vous.
Hervé LIST 
- Délégué national du Nouveau Centre
- Vice-Président du Nouveau Centre de Meurthe-et-Moselle"
déc/094
Et bien c’est pas gagné…

J’ai pour tous les hommes politiques de Droite ou de Gauche un énorme respect car ils ont le don de s’investir pour les autres. Il y en a que l’on aime plus ou moins mais généralement je ne dis rien, ne critiquant que leurs actions (et encore…)
Je vais faire exception aujourd’hui concernant Mr GAILLARD que je respecte normalement car il a marqué son temps dans ses différentes fonctions.
Je savais qu’il ne portait pas l’ensemble de la famille Baudot dans son cœur mais ma surprise fut importante quand il déclara dans l’Est Républicain du lundi 7 décembre :
« Claude Gaillard, président du groupe UMP au Conseil Régional compare volontiers Jean Pierre MASSERET à Jacques BAUDOT…. Ce qui n’est pas un compliment dans sa bouche »…
Je ne trouve pas délicat d‘attaquer une personne décédée il y a deux ans, et qui ne pourra pas répondre.
Mais comme il a lancé une mode, je vais tenter de comparer Mr Gaillard avec des symboles de la petite histoire :
- Claude GAILLARD et "je ne peux pas avoir confiance" , quand il n’a pas tenu sa promesse de soutenir ses amis politiques comme Jean Francois HUSSON (Valérie ROSSO DEBORD restant un bon choix par son action)
- Claude GAILLARD et CALIMERO quand il n’arrête pas de se plaindre de s’auto flageller…
- Claude GAILLARD et "je retourne ma veste" quand en 3 ans, il a soutenu Dominique DE VILLEPIN, puis Nicolas SARKOZY, et enfin Francois FILLON… le vent tourne, lui aussi…
Enfin et parce que tout le monde le pense Claude GAILLARD et POULIDOR puisqu’il fut toujours second (ce qui n’est déjà pas si mal), mais qu’il a toujours eu du mal à assumer, second à la mairie, second au Grand Nancy, second au Conseil Général et second au Conseil Régional…
Alors comme il semblerait qu’il s’accroche à son poste de Conseiller Régional, j’espère que Laurent HENART s’entourera de personnes qui compenseront la médiocrité et la transparence de cet ingénieur qui pense détenir seul, la vérité mais que plus personne n’écoute.
oct/090
C’est indécent, vraiment indécent…
Hier j’ai regardé la clôture de wall street sur CNN qui a repassé les 10000 points ce que l’indice vedette n’avait pas fait depuis 1 an, soit une hausse de 50% depuis les plus bas de Mars 2009 (6500 points).
On pourrait être content si la reprise économique était là et perceptible et surtout ressentie par nous même. Mais hélas, cette montée surprise des marchés n’est basée que sur une baisse des coûts d’investissement mais surtout par une réduction drastique du nombre d’employés en particulier dans l’industrie. C’est ainsi que des entreprises qui présentent une baisse de 20 à 25 % des chiffres d’affaire arrivent à faire des bénéfices, ce qui ne s’était pas passé lors de la crise de 1993.
Le pire n’est pas là puisqu’on peut se dire que pour éviter une faillite, ces entreprises ont réagi rapidement pour compenser l’absence de réactions des banques.
Car le pire est là, c'est l’attitude des banques qui est difficilement compréhensible. Les bénéfices sont multipliés par 6 depuis 1 an alors qu’on avait expliqué au public qu’elles étaient au bord de la faillite.
L’état a injecté l’argent du contribuable soit par l’intermédiaire des banques centrales soit directement, tout en précisant qu’il allait récupérer des intérêts (mais l’argent a été mis à disposition soit par un fond de garantie soit en l’empruntant sur les marchés).
La finance mondiale et l’économie en général ont oublié plusieurs choses :
- Les banques doivent réinvestir une partie de leurs bénéfices dans les entreprises et non pas les placer sur les marchés. Cela fragilise à coup sur les petites et moyennes structures.
- Il n’y a plus de culture d’entreprise, en relation surement à la pression des actionnaires mais aussi à la réaction des banques. Ceci est dommageable pour l’emploi.
Une seule certitude, je ne suis pas sur que la crise soit finie…, ce qui est à craindre c’est une explosion sociale entre des personnes qui ne comprennent pas ces bénéfices indécents et la difficulté de vivre tous les jours normalement (en tous les cas c’était incompréhensible de voir applaudir les traders New Yorkais, hier soir).
oct/090
Sondage Vous avez dit sondage…
Ca y est !!. La saison des sondages, 6 mois avant l’élection, a commencé.
C’est CSA qui vient de publier cette enquête d’opinion pour une élection normalement de proximité mais qui s’est transformée, il y a 5 ans en élection nationale à la surprise de nombreux analystes politiques qui ne voyaient pas une vague Rose emportant 20 régions d’un coup….
Les résultats reflètent exactement ou presque le score des européennes :
31% pour l’UMP ; 21% pour le PS ; 17% pour les Ecologistes ; 8% pour le MODEM ; 8% pour le Front National ; 6% pour le Front de Gauche et 9% pour l’extrême gauche.
Le scrutin n’est pas le même et comme on a pu le constater sur des élections partielles, le problème de l’UMP est qu’il n’a pas ou peu de voix en réserve. En faisant des ratios, au deuxième tour, dans le cadre d’un duel, la Droite recueillerait 45 à 46% et la Gauche 54 à 55%.
Mais comme le dit le site Le Post, ce sondage est à mettre à la poubelle car il ne prend pas en compte les enjeux locaux, les alliances, la personnalité de la tête de liste, la situation économique de la région mais aussi et surtout les perspectives dans 6 mois.
Et comme d’habitude, la vraie campagne va être courte, très courte pour séduire grâce à un vrai programme de proximité, une majorité d’électeurs qui sera très sensible au volet: emploi et précarité.
A titre personnel, je ne crois pas à une étiquette politique mais à un homme : Laurent HENART bien sur.